Vendredi 21 septembre 2007
Voilà une semaine déjà que je n'ai pas écrit d'article, et pourtant... bien des choses ont changé depuis. Tu as changé.
Du moins, tu fais tout ce que tu peux pour te battre contre cette partie de toi qui t'a toujours empêchée d'être heureuse.

Tu as enfin eu la prise de conscience que j'attendais depuis si longtemps.
Tu as enfin la volonté de changer les choses.
Tu as enfin eu le courage de reconnaître tes torts et tes mensonges, et ce sans la moindre agressivité... Et ça c'est un énorme pas pour toi. Pour la première fois tu as accepté de te livrer totalement à moi. Pour la première fois tu commences à me faire vraiment confiance. Tu apprends à me montrer tes faiblesses... et tu verras que cette mise à nue sera payante.

Je sais que cette fois-ci tu veux vraiment t'en sortir.
Je sais que tu es vraiment décidée à suivre ton traitement comme il faut et jusqu'au bout.
Je sais que tu veux faire peau neuve et repartir sur de bonnes bases.

Certains seront sûrement sceptiques, mais après les longues heures passées à discuter avec toi chaque jour, je suis témoin de tout ça...
Tout est en train de changer... Ton attitude, tes réactions, ta voix... toi... tout simplement...

Le chemin est encore long, très long même...
Mais comme je te l'ai dit... Je ne t'abandonnerai pas... et on va avancer ensemble.

Je suis vraiment fière du pas que tu as accompli ces derniers jours...
Et le hasard a voulu que tu fasses ce grand pas le 17... date anniversaire de notre couple... belle coïncidence je trouve :)

En tout cas, tu es enfin sur la bonne voie... celle que j'avais déjà essayé de t'indiquer à plusieurs reprises... Et ça me fait vraiment chaud au coeur de voir que mes espoirs ont enfin été comblés.

Bien sûr, tu es encore extrêmement fragile... mais tu vas apprendre à te reconstruire...
Tu vas réapprendre à vivre, réapprendre à aimer... et tu verras que tous tes efforts porteront leurs fruits.

Je sais que parfois tout ça te semble insurmontable... mais tu as la force d'y arriver, il faut que tu croies en toi...
Les premiers pas sont les plus durs...
Mais je peux te dire que pour l'instant tu t'en sors très bien... Je te l'ai déjà dit mais je suis vraiment fière de toi et de ce que tu as accompli ces derniers jours.

C'est sûr qu'il y a des jours plus difficiles que d'autres... mais il ne faut pas lâcher...
Tu es vraiment sur la bonne voie... Et je crois en toi.

Je t'aime.

nti_bug_fck
Vendredi 14 septembre 2007

Les paris sont ouverts!



Je ne suis plus sûre de rien...
Je veux, mais je ne peux pas. Je peux, mais je ne veux pas.
Voilà le conflit permanent entre mon coeur et ma tête...
Reste à savoir lequel des 2 en sortira vainqueur...


En tout cas... S'il y a bien une chose dont je suis sûre... c'est que je t'aime...



*soupir*

 
Vendredi 14 septembre 2007
Voilà, ça y est, je suis officiellement inscrite à l'IPAG.

Me voilà donc partie pour une année de bachotage intense, à étudier des matières totalement inconnues pour moi... dans le but d'obtenir un des concours de l'administration générale. Mon objectif final étant bien sûr de pouvoir avoir un taf, donc un salaire, donc une indépendance financière, synonyme de "je vais enfin avoir mon chez moi".

Ce projet était fait avant tout pour pouvoir avoir ma place et vivre enfin à 2 avec l'élue de mon coeur... Maintenant c'est un peu plus délicat mais il faut quand même que j'arrive à me motiver... ne serait-ce que pour moi. Pas envie d'être un Tanguy.

Voilà... Je pense que ça devrait pas mal m'occuper sur l'année... au moins ça évitera à mon cerveau de trop se torturer en s'égarant dans des pensées un peu plus personnelles.

En revanche, ma rentrée n'aura lieu que le 15 octobre... dans plus d'un mois!
Quand certains se réjouiraient de cette nouvelle... moi ça m'en donne un coup sur la tête.
Ca veut dire que j'ai encore un mois à tenir en errant chez moi comme une zombie, avec le cerveau et le coeur qui passent leur temps à se dire "Je t'aime, moi non plus".

Enfin bon... Voilà au moins une bonne chose de faite.
Maintenant, RV le 15 octobre.
Mercredi 12 septembre 2007
Depuis l'autre soir où tu m'as appelée en pleurant, j'ai bien failli craquer à plusieurs reprises...

Je déteste tellement te savoir si mal...

Ces sms que tu m'envoies, pour me dire que tu m'aimes de tout ton coeur, que tu penses à moi, etc...
Ta lettre, que j'ai reçue aujourd'hui, où tu t'excuses tellement pour le mal que tu m'as fait...
Ce nouveau coup de fil aujourd'hui... où tu étais encore tellement mal...

Si tu savais à quel point j'aimerais pouvoir tout arranger... à quel point je voudrais te prendre dans mes bras et te dire que c'est fini, que tout va rentrer dans l'ordre...

Ta douleur me touche tellement... Et j'ai tellement mal de mon côté moi aussi...
Bien sûr que je t'aime aussi de tout mon coeur, bien sûr que tu me manques horriblement...

Mais c'est trop dur... Je sais que je t'ai dit que je ne t'abandonnerai pas, que je serai là si tu as besoin de moi... mais je ne sais plus si j'en suis capable...

Tous ces mots que tu m'as dits... tellement touchants et déchirants à la fois...

Oui, j'ai failli craquer. Failli seulement. Parce que malgré mon envie irrésistible de te prendre dans mes bras et de te dire à quel point je t'aime... je sais que tu me mens encore... et que tu te mens à toi-même...

Je me rends compte à quel point c'est une maladie. Et je me sens tellement impuissante face à tout ça, tellement impuissante...

Honnêtement, je te le dis franchement... Si tu m'avais tout avoué ce soir, je suis presque sûre que j'aurais craqué, et que j'aurais replongé pour un tour. J'ai une partie de moi qui n'attend que ça... te retrouver...
Mais tu as persisté dans ton mensonge... n'avouant que le strict minimum, pour minimiser les dégâts...
Je t'ai pourtant tendu des perches pour t'aider à me dire des choses... Mais tu t'es enfermée dans tes mensonges, une fois de plus. Je t'ai toujours dit que je ne supportais pas qu'on me mente... la seule chose que je t'ai toujours demandée, c'est d'être honnête envers moi... C'est ça la clé...

Tu as pourtant juré sur la tête de ton fils, de ta filleule et de ta mère qu'il était le seul... Mais je sais que c'est faux... Je le sais... Je ne dis pas que je le pense, ou que j'en ai la conviction... non, cette fois je le SAIS.

Je sais que tu t'es bien rendue compte que j'étais fragile et qu'il y avait encore une chance que les choses s'arrangent... mais le choix à faire n'était pas de me mentir encore... C'était l'autre voie qu'il fallait suivre pour finir de me faire craquer.

Je sais que tu ne contrôles pas tout ça... J'ai fait des recherches sur internet.
Je sais maintenant quel nom clinique on donne à tout ça (ou du moins à une partie de ta maladie). Personnalité histrionique.
Et je maudis le ciel que ce soit tombé sur toi.

J'étais à deux doigts de craquer... Tu sais à quel point je t'aime... mais ces mensonges m'ont fait tellement mal... Et je sais que je ne peux plus, et que je ne veux plus, revivre ça... Je ne supporterai jamais ça une deuxième fois. Tout ce que je vis maintenant, je ne veux plus le revivre, sinon ça va finir par me détruire.

Je sais que tu es sincère dans tes excuses, je sais que tu es vraiment mal et que tu regrettes sincèrement tes actes...
Je sais aussi que tu t'es persuadée toi-même de tes mensonges... De mensonges, ils sont passés à réalité dans ton cerveau. C'est une maladie, ce n'est pas conscient... Je ne t'en veux pas pour ça. J'en veux juste à la vie de faire en sorte que je ne puisse rien faire pour changer ça.

J'ai tellement peur qu'il n'y ait vraiment rien à faire... Je ne veux pas baisser les bras mais je sens ce poids qui tombe sur moi... Jusqu'au bout j'ai eu l'espoir que tu reconnaîtrais les faits... mais tu n'as reconnu que ce que tu étais obligée d'avouer.
Tu sais, reconnaître ses torts n'est pas une marque de faiblesse, au contraire... C'est une grande qualité. Et une qualité que j'apprécie énormément.

Ca me fait mal de voir à quel point ta maladie gâche la personne que tu es.
Tu es tellement quelqu'un d'exceptionnel que c'en est encore plus triste de voir à quel point tout ça te détruit toi aussi.

J'espère sincèrement qu'un jour tu réussiras à faire tomber le masque que tu t'es construit... et que le reflet de la réalité, si dure soit-elle à accepter, te permettra enfin d'avancer.

En tout cas je ne veux pas que tu doutes de l'amour que j'ai pour toi... parce qu'il est sincère et intense (sinon je ne pense pas que j'en serais là où j'en suis aujourd'hui)...
Et c'est tellement dur d'être là à te parler... et d'avoir mon corps et mon coeur tout entiers qui te réclament, qui veulent te retrouver et t'aimer plus encore... tandis que ma tête, ma raison, essaient de me retenir de faire ce pas destructeur pour moi.

J'ai vraiment fait tout ce que je pouvais pour t'aider... J'ai tout essayé... Mais je ne fais que me heurter à des portes fermées.
Je me sens impuissante, et c'est ce que je suis. Je réalise avec peine que je ne peux rien faire pour t'aider. Et pourtant je le voudrais tellement.

Je sais que je ne veux pas que tu sortes de ma vie... que je ne veux pas te perdre totalement... Mais je vais avoir besoin d'un temps pour me reconstruire... sans ça je vais finir moi aussi par péter un câble...

En tout cas je pense vraiment fort à toi... et j'espère réellement qu'un jour tu t'en sortiras.
Continue bien tes séances chez ta psy... et prends bien ta médication surtout... Tu t'es promis de faire ça comme il faut cette fois-ci... Fais tout pour tenir parole stp...

J'ai autant mal de te perdre que de ne pas pouvoir t'aider...
Mais je serai toujours là, quelque part.
Tu sais que tu pourras compter sur moi si vraiment ça ne va pas... Je vais essayer d'être forte pour ça. J'ai besoin d'un temps pour moi, mais je sais que si tu appelles à l'aide, je répondrai.

Je te demande juste une chose : bats-toi. Bats-toi du mieux que tu peux...
Parce qu'un côté de moi veut toujours y croire...
Et j'espère qu'un jour tu me donneras raison.

Mardi 11 septembre 2007
Minuit, la nuit passée. Je suis au téléphone et j'entends dans mon oreille le bip d'un deuxième appel. Je n'ai pas le double appel et je ne peux pas décrocher ni même savoir qui c'est. Je regarde l'heure, et l'idée me vient que c'est peut-être toi. Je veux y croire et ne pas te manquer. J'arrive dans ma chambre au moment où mon portable sonne. Je regarde le numéro... C'est toi...

Je ne sais pas combien de temps ce coup de téléphone a duré. Mais j'ai mis 1h après ça à pouvoir m'arrêter de pleurer.

Je ne t'ai jamais entendue pleurer comme ça, jamais...
Toutes ces choses que tu m'as dites... ces excuses, le fait que j'avais raison, que j'avais tout fait pour nous mais que c'était toi qui avais tout gâché, le fait que tu m'aimais vraiment et que tu m'aimerais toujours et penserais toujours à moi, le fait que tu comprennes que je ne veuille plus de toi, le fait que tu étais désolée pour tout le mal que j'avais subi, que je ne méritais pas ça, le fait que tu allais maintenant prendre tes médicaments comme il faut... et que tu devais me laisser parce que tu ne te sentais vraiment pas bien.
Et tous ces énormes sanglots qui t'empêchaient de parler et qui secouaient ton corps tout entier...

Tout ça m'a tellement bouleversée... J'attendais ce coup de fil depuis une semaine. J'attendais ces mots depuis une semaine. Et je pensais que ça me ferait du bien de les entendre... Mais sur le coup le choc était tellement intense que je n'ai ressenti que de la douleur.

Quand je t'avais au téléphone, je n'avais qu'une envie... Te serrer dans mes bras, te dire de ne pas pleurer, que moi aussi je t'aime... J'en ai toujours envie aujourd'hui...
Mais je n'ai pas pu et je ne peux pas le faire...
Je n'ai fait que pleurer... Je t'ai simplement écoutée parler en pleurant.

J'avais tellement mal de te voir comme ça, tellement mal...
Tous ces mots que j'ai tant attendus... J'avais mal de réaliser qu'ils arrivaient un mois et demi trop tard... Que s'ils étaient arrivés plus tôt, on aurait peut-être pu y arriver. Qu'on s'est manquées. Fichu timing.

Tout ce gâchis me rend malade... Et je ne peux que regretter que tu n'aies pas compris mon message plus tôt. J'ai pourtant tout essayé pour te faire ouvrir les yeux à plusieurs reprises... C'est tellement dommage... tellement dommage... Ca fait vraiment mal...

Tu me manques tellement... Si je m'étais écoutée hier je t'aurais rappelée tout de suite...
Mais j'étais trop bouleversée. Je pleurais, tout mon corps tremblait...
J'étais sûre que tu ne m'appellerais jamais... Et pourtant tu l'as fait. Tu as enfin répondu à cet espoir que je gardais au fond de moi.
Et même si tes mots m'ont ébranlée profondément... Je sais qu'au fond de moi j'ai envie de te dire "Merci". Merci d'avoir eu le courage de te remettre en question. Merci de ne pas m'avoir laissée comme tu l'avais fait la dernière fois. Merci d'avoir voulu me passer du baume au coeur. Merci de m'avoir aimée. Merci d'avoir essayé.

Hier j'ai cru que pour la première fois tu avais pris conscience de certaines choses... Hier j'ai eu l'impression que tu avais enfin commencé à ouvrir les yeux.
Et je ne peux que souhaiter que tu continueras dans ce sens. Ne rebaisse pas les bras maintenant. Tu as déjà fait un énorme pas. Et je sais que tu vas pouvoir y arriver. Tu es plus forte que tu ne le crois. Et tu es enfin sur la bonne voie... alors ne lâche pas... Essaie vraiment cette fois-ci... Sers-toi de toute cette histoire pour te libérer de tes vieux démons.

J'ai un peu l'impression qu'au final, j'ai quand même réussi à t'aider, puisque j'ai pu provoquer cette prise de conscience... Du moins c'est ce que je veux me dire... et cette pensée m'apaisera.
J'espère simplement que cette prise de conscience ne va pas faire qu'ouvrir la voie et rester sans suite. J'espère que maintenant que le chemin est ouvert, le reste va suivre aussi.

Parce que je veux t'aider... Je veux que tu te sortes de tout ça... Et je veux que tu sois heureuse... parce que toi non plus tu ne mérites pas tout ça... Ne te laisse pas dévorer par tous ces démons qui te hantent. Tu dois les combattre. Tu as toi aussi le droit d'être heureuse, n'en doute jamais.

Et je ne sais pas quelle force j'aurai dans tout ça... mais je veux réellement t'aider.
Et aujourd'hui je sais que je ne veux pas te rayer totalement de ma vie.
Je t'ai déjà perdue une fois... je ne veux pas te perdre encore une fois.
Alors si tu es prête un jour à me garder dans ta vie, je serai là.
Je serai là pour t'épauler et t'aider à avancer... ce que j'ai toujours fait.

En attendant prends soin de toi...
Je t'aime.

 

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