Depuis l'autre soir où tu m'as appelée en pleurant, j'ai bien failli craquer à plusieurs reprises...
Je déteste tellement te savoir si mal...
Ces sms que tu m'envoies, pour me dire que tu m'aimes de tout ton coeur, que tu penses à moi, etc...
Ta lettre, que j'ai reçue aujourd'hui, où tu t'excuses tellement pour le mal que tu m'as fait...
Ce nouveau coup de fil aujourd'hui... où tu étais encore tellement mal...
Si tu savais à quel point j'aimerais pouvoir tout arranger... à quel point je voudrais te prendre dans mes bras et te dire que c'est fini, que tout va rentrer dans l'ordre...
Ta douleur me touche tellement... Et j'ai tellement mal de mon côté moi aussi...
Bien sûr que je t'aime aussi de tout mon coeur, bien sûr que tu me manques horriblement...
Mais c'est trop dur... Je sais que je t'ai dit que je ne t'abandonnerai pas, que je serai là si tu as besoin de moi... mais je ne sais plus si j'en suis capable...
Tous ces mots que tu m'as dits... tellement touchants et déchirants à la fois...
Oui, j'ai failli craquer. Failli seulement. Parce que malgré mon envie irrésistible de te prendre dans mes bras et de te dire à quel point je t'aime... je sais que tu me mens encore... et que tu te mens à toi-même...
Je me rends compte à quel point c'est une maladie. Et je me sens tellement impuissante face à tout ça, tellement impuissante...
Honnêtement, je te le dis franchement... Si tu m'avais tout avoué ce soir, je suis presque sûre que j'aurais craqué, et que j'aurais replongé pour un tour. J'ai une partie de moi qui n'attend que ça... te retrouver...
Mais tu as persisté dans ton mensonge... n'avouant que le strict minimum, pour minimiser les dégâts... Je t'ai pourtant tendu des perches pour t'aider à me dire des choses... Mais tu t'es enfermée dans tes mensonges, une fois de plus. Je t'ai toujours dit que je ne supportais pas qu'on me mente... la seule chose que je t'ai toujours demandée, c'est d'être honnête envers moi... C'est ça la clé...
Tu as pourtant juré sur la tête de ton fils, de ta filleule et de ta mère qu'il était le seul... Mais je sais que c'est faux... Je le sais... Je ne dis pas que je le pense, ou que j'en ai la conviction... non, cette fois je le SAIS.
Je sais que tu t'es bien rendue compte que j'étais fragile et qu'il y avait encore une chance que les choses s'arrangent... mais le choix à faire n'était pas de me mentir encore... C'était l'autre voie qu'il fallait suivre pour finir de me faire craquer.
Je sais que tu ne contrôles pas tout ça... J'ai fait des recherches sur internet.
Je sais maintenant quel nom clinique on donne à tout ça (ou du moins à une partie de ta maladie). Personnalité histrionique.
Et je maudis le ciel que ce soit tombé sur toi.
J'étais à deux doigts de craquer... Tu sais à quel point je t'aime... mais ces mensonges m'ont fait tellement mal... Et je sais que je ne peux plus, et que je ne veux plus, revivre ça... Je ne supporterai jamais ça une deuxième fois. Tout ce que je vis maintenant, je ne veux plus le revivre, sinon ça va finir par me détruire.
Je sais que tu es sincère dans tes excuses, je sais que tu es vraiment mal et que tu regrettes sincèrement tes actes...
Je sais aussi que tu t'es persuadée toi-même de tes mensonges... De mensonges, ils sont passés à réalité dans ton cerveau. C'est une maladie, ce n'est pas conscient... Je ne t'en veux pas pour ça. J'en veux juste à la vie de faire en sorte que je ne puisse rien faire pour changer ça.
J'ai tellement peur qu'il n'y ait vraiment rien à faire... Je ne veux pas baisser les bras mais je sens ce poids qui tombe sur moi... Jusqu'au bout j'ai eu l'espoir que tu reconnaîtrais les faits... mais tu n'as reconnu que ce que tu étais obligée d'avouer.
Tu sais, reconnaître ses torts n'est pas une marque de faiblesse, au contraire... C'est une grande qualité. Et une qualité que j'apprécie énormément.
Ca me fait mal de voir à quel point ta maladie gâche la personne que tu es.
Tu es tellement quelqu'un d'exceptionnel que c'en est encore plus triste de voir à quel point tout ça te détruit toi aussi.
J'espère sincèrement qu'un jour tu réussiras à faire tomber le masque que tu t'es construit... et que le reflet de la réalité, si dure soit-elle à accepter, te permettra enfin d'avancer.
En tout cas je ne veux pas que tu doutes de l'amour que j'ai pour toi... parce qu'il est sincère et intense (sinon je ne pense pas que j'en serais là où j'en suis aujourd'hui)...
Et c'est tellement dur d'être là à te parler... et d'avoir mon corps et mon coeur tout entiers qui te réclament, qui veulent te retrouver et t'aimer plus encore... tandis que ma tête, ma raison, essaient de me retenir de faire ce pas destructeur pour moi.
J'ai vraiment fait tout ce que je pouvais pour t'aider... J'ai tout essayé... Mais je ne fais que me heurter à des portes fermées.
Je me sens impuissante, et c'est ce que je suis. Je réalise avec peine que je ne peux rien faire pour t'aider. Et pourtant je le voudrais tellement.
Je sais que je ne veux pas que tu sortes de ma vie... que je ne veux pas te perdre totalement... Mais je vais avoir besoin d'un temps pour me reconstruire... sans ça je vais finir moi aussi par péter un câble...
En tout cas je pense vraiment fort à toi... et j'espère réellement qu'un jour tu t'en sortiras.
Continue bien tes séances chez ta psy... et prends bien ta médication surtout... Tu t'es promis de faire ça comme il faut cette fois-ci... Fais tout pour tenir parole stp...
J'ai autant mal de te perdre que de ne pas pouvoir t'aider...
Mais je serai toujours là, quelque part.
Tu sais que tu pourras compter sur moi si vraiment ça ne va pas... Je vais essayer d'être forte pour ça. J'ai besoin d'un temps pour moi, mais je sais que si tu appelles à l'aide, je répondrai.
Je te demande juste une chose : bats-toi. Bats-toi du mieux que tu peux...
Parce qu'un côté de moi veut toujours y croire...
Et j'espère qu'un jour tu me donneras raison.
Je déteste tellement te savoir si mal...
Ces sms que tu m'envoies, pour me dire que tu m'aimes de tout ton coeur, que tu penses à moi, etc...
Ta lettre, que j'ai reçue aujourd'hui, où tu t'excuses tellement pour le mal que tu m'as fait...
Ce nouveau coup de fil aujourd'hui... où tu étais encore tellement mal...
Si tu savais à quel point j'aimerais pouvoir tout arranger... à quel point je voudrais te prendre dans mes bras et te dire que c'est fini, que tout va rentrer dans l'ordre...
Ta douleur me touche tellement... Et j'ai tellement mal de mon côté moi aussi...
Bien sûr que je t'aime aussi de tout mon coeur, bien sûr que tu me manques horriblement...
Mais c'est trop dur... Je sais que je t'ai dit que je ne t'abandonnerai pas, que je serai là si tu as besoin de moi... mais je ne sais plus si j'en suis capable...
Tous ces mots que tu m'as dits... tellement touchants et déchirants à la fois...
Oui, j'ai failli craquer. Failli seulement. Parce que malgré mon envie irrésistible de te prendre dans mes bras et de te dire à quel point je t'aime... je sais que tu me mens encore... et que tu te mens à toi-même...
Je me rends compte à quel point c'est une maladie. Et je me sens tellement impuissante face à tout ça, tellement impuissante...
Honnêtement, je te le dis franchement... Si tu m'avais tout avoué ce soir, je suis presque sûre que j'aurais craqué, et que j'aurais replongé pour un tour. J'ai une partie de moi qui n'attend que ça... te retrouver...
Mais tu as persisté dans ton mensonge... n'avouant que le strict minimum, pour minimiser les dégâts... Je t'ai pourtant tendu des perches pour t'aider à me dire des choses... Mais tu t'es enfermée dans tes mensonges, une fois de plus. Je t'ai toujours dit que je ne supportais pas qu'on me mente... la seule chose que je t'ai toujours demandée, c'est d'être honnête envers moi... C'est ça la clé...
Tu as pourtant juré sur la tête de ton fils, de ta filleule et de ta mère qu'il était le seul... Mais je sais que c'est faux... Je le sais... Je ne dis pas que je le pense, ou que j'en ai la conviction... non, cette fois je le SAIS.
Je sais que tu t'es bien rendue compte que j'étais fragile et qu'il y avait encore une chance que les choses s'arrangent... mais le choix à faire n'était pas de me mentir encore... C'était l'autre voie qu'il fallait suivre pour finir de me faire craquer.
Je sais que tu ne contrôles pas tout ça... J'ai fait des recherches sur internet.
Je sais maintenant quel nom clinique on donne à tout ça (ou du moins à une partie de ta maladie). Personnalité histrionique.
Et je maudis le ciel que ce soit tombé sur toi.
J'étais à deux doigts de craquer... Tu sais à quel point je t'aime... mais ces mensonges m'ont fait tellement mal... Et je sais que je ne peux plus, et que je ne veux plus, revivre ça... Je ne supporterai jamais ça une deuxième fois. Tout ce que je vis maintenant, je ne veux plus le revivre, sinon ça va finir par me détruire.
Je sais que tu es sincère dans tes excuses, je sais que tu es vraiment mal et que tu regrettes sincèrement tes actes...
Je sais aussi que tu t'es persuadée toi-même de tes mensonges... De mensonges, ils sont passés à réalité dans ton cerveau. C'est une maladie, ce n'est pas conscient... Je ne t'en veux pas pour ça. J'en veux juste à la vie de faire en sorte que je ne puisse rien faire pour changer ça.
J'ai tellement peur qu'il n'y ait vraiment rien à faire... Je ne veux pas baisser les bras mais je sens ce poids qui tombe sur moi... Jusqu'au bout j'ai eu l'espoir que tu reconnaîtrais les faits... mais tu n'as reconnu que ce que tu étais obligée d'avouer.
Tu sais, reconnaître ses torts n'est pas une marque de faiblesse, au contraire... C'est une grande qualité. Et une qualité que j'apprécie énormément.
Ca me fait mal de voir à quel point ta maladie gâche la personne que tu es.
Tu es tellement quelqu'un d'exceptionnel que c'en est encore plus triste de voir à quel point tout ça te détruit toi aussi.
J'espère sincèrement qu'un jour tu réussiras à faire tomber le masque que tu t'es construit... et que le reflet de la réalité, si dure soit-elle à accepter, te permettra enfin d'avancer.
En tout cas je ne veux pas que tu doutes de l'amour que j'ai pour toi... parce qu'il est sincère et intense (sinon je ne pense pas que j'en serais là où j'en suis aujourd'hui)...
Et c'est tellement dur d'être là à te parler... et d'avoir mon corps et mon coeur tout entiers qui te réclament, qui veulent te retrouver et t'aimer plus encore... tandis que ma tête, ma raison, essaient de me retenir de faire ce pas destructeur pour moi.
J'ai vraiment fait tout ce que je pouvais pour t'aider... J'ai tout essayé... Mais je ne fais que me heurter à des portes fermées.
Je me sens impuissante, et c'est ce que je suis. Je réalise avec peine que je ne peux rien faire pour t'aider. Et pourtant je le voudrais tellement.
Je sais que je ne veux pas que tu sortes de ma vie... que je ne veux pas te perdre totalement... Mais je vais avoir besoin d'un temps pour me reconstruire... sans ça je vais finir moi aussi par péter un câble...
En tout cas je pense vraiment fort à toi... et j'espère réellement qu'un jour tu t'en sortiras.
Continue bien tes séances chez ta psy... et prends bien ta médication surtout... Tu t'es promis de faire ça comme il faut cette fois-ci... Fais tout pour tenir parole stp...
J'ai autant mal de te perdre que de ne pas pouvoir t'aider...
Mais je serai toujours là, quelque part.
Tu sais que tu pourras compter sur moi si vraiment ça ne va pas... Je vais essayer d'être forte pour ça. J'ai besoin d'un temps pour moi, mais je sais que si tu appelles à l'aide, je répondrai.
Je te demande juste une chose : bats-toi. Bats-toi du mieux que tu peux...
Parce qu'un côté de moi veut toujours y croire...
Et j'espère qu'un jour tu me donneras raison.
Commentaires
commentaire n° : 2
posté par :
Sév
(site web)
le: 13/09/2007 15:08:53
Je ne sais pas si c'est beau... Moi tout ce que je sais, c'est que ça fait mal.
réponse de : DiDoU (site web)
le: 13/09/2007 17:14:08

Cette lettre ouverte est très émouvante, puisse-t-elle trouver un écho positif...